Ouverture de restaurant à la campagne: et pourquoi pas des plats locaux ?

Ouverture de restaurant à la campagne: et pourquoi pas des plats locaux ?

Le secteur de la restauration occupe une place importante dans l’économie française. Pour les amateurs de la gastronomie, il n’y a rien de mieux que d’avoir son propre restaurant.

Si vous avez les moyens de concrétiser votre rêve, nous allons vous évoquer les formalités obligatoires relatives à l’ouverture d’un restaurant. Nous vous invitons également à découvrir quelques conseils vous permettant de vous démarquer en cuisine.

Les formalités administratives

Comme tout autre projet de création d’entreprises, l’ouverture d’un restaurant nécessite un minimum de motivation et de compétences en management. Ensuite, il y a l’élaboration du concept, l’étude de marché, le choix de l’emplacement et des outils de travail, l’établissement du business plan, le choix du statut juridique et la réalisation des démarches administratives. Ces dernières englobent l’enregistrement de l’établissement au RCS (registre du commerce et des sociétés), les déclarations obligatoires auprès du CFE (centre de formalités des entreprises)… Outre ces procédures, il y a encore l’obtention du permis d’exploitation et la formation à l’hygiène alimentaire.

L’utilité du permis d’exploitation

En termes de restauration, les boissons et les aliments sont indissociablement liés. La vente des boissons sans alcool est tout à fait libre. En revanche, le sujet licence restaurant et les réglementations concerne le restaurateur s’il souhaite servir à ses futurs clients des boissons alcoolisées.

Quel que soit le type de licence convoité, le permis d’exploitation doit être préalablement obtenu. Pour y parvenir, vous devez suivre une formation spécifique de 20 heures en moyenne (2,5 jours) si vous êtes débutant dans le monde de la restauration ou avec une expérience de moins de 10 ans. Le stage dure une journée uniquement si vous êtes un restaurateur avéré avec plus de 10 années de services. Et la validité d’un permis d’exploitation est de 10 ans. Au terme de cette durée, vous devez renouveler votre permis. Notez bien que seuls les organismes agréés par le Ministère de l’Intérieur peuvent assurer la formation au permis d’exploitation.

L’objectif de la formation au permis d’exploitation est de sensibiliser les professionnels de la filière restauration sur leurs responsabilités en tant que débitant de boissons. Comme son nom l’indique, le permis d’exploitation vous donne le droit d’accéder à votre licence. Mais avant cela, vous êtes tenu de vous présenter avec le permis d’exploitation auprès de la mairie 15 jours avant l’ouverture de votre établissement afin d’y faire une demande de licence.

licence restaurant

Les différents types de licences pour restaurant

Deux catégories de licences s’offrent à vous dont les licences de débit de boissons et les licences restaurant.

Les licences restaurants sont dédiées au service de boissons comme accompagnement des repas seulement. On distingue :

  • La petite licence restaurant : permets la vente des boissons des groupes 2 et 3 (boissons fermentées non distillées et les alcools de moins de 18 °)
  • La licence restaurant (grande licence) : vous êtes permis de servir toutes les boissons dont la commercialisation est autorisée

Pour vendre des alcools en dehors des repas, il vous faut une licence de débit de boissons à consommer sur place, à savoir :

  • La licence III : elle autorise le service des groupes 2 et 3
  • La licence IV : elle permet la vente de toutes les boissons y compris les rhums

Ces licences autorisent également la vente à emporter.

La formation à l’hygiène alimentaire

Puisque la sécurité alimentaire est un enjeu de taille, tous les professionnels de la restauration doivent suivre une formation à l’hygiène alimentaire. Ce stage de 14 heures a pour objectif principal de limiter les risques d’intoxication alimentaire. Il consiste à fournir aux participants les compétences nécessaires leur permettant de garantir l’hygiène alimentaire de leur établissement. À l’issue du stage, le restaurateur doit être apte à analyser les risques en sécurité alimentaire tout en mettant en œuvre des méthodes de maîtrise d’hygiène. Ainsi, il sera capable de garantir la qualité des denrées servies aux clients. Il doit former son équipe afin que celle-ci respecte bien les principes du procédé HACCP (hazard analysis critical control point, ou analyse des dangers points critiques pour leur maîtrise).

Tout comme la formation au permis d’exploitation, le stage à l’hygiène alimentaire doit être également assuré par un centre agréé par le Ministère de l’Intérieur.

Se démarquer avec des plats locaux

Le monde de la restauration est en forte concurrence. D’où l’importance de l’originalité dans les plats suggérés. De nos jours, le terme bio est présent partout. Il s’invite également dans les plats à la demande des consommateurs. Cette préférence est certainement due aux vertus de l’alimentation biologique. Les produits bios sont caractérisés par l’absence ou la présence d’une faible quantité de résidus de substances chimiques de synthèses. Les OGM ou organismes génétiquement modifiés ne font pas non plus partie des denrées issues de l’agriculture biologique.

Outre le fait de respecter l’environnement, les aliments bios sont aussi bénéfiques pour la santé. Ils stimulent le système immunitaire en apportant à l’organisme les nutriments indispensables. De plus, ils favorisent la croissance des enfants et évitent les risques d’allergies. La proposition des plats bios dans votre restaurant aura un impact considérable sur votre chiffre d’affaires.

Pour pouvoir servir des plats bios, vous devez obtenir une certification auprès d’un organisme certificateur habilité. Cette certification vous servira de garantie pour vos clients.

Du bio mais aussi de l’agriculture raisonnée

Les plats bios sont un peu chers, alors vous pouvez les mélanger avec d’autres plats concoctés avec les ingrédients provenant de l’agriculture raisonnée qui s’avèrent moins onéreux. Qu’il s’agisse de l’agriculture raisonnée ou bio, l’objectif est le même. C’est-à-dire une production plus responsable vis-à-vis de l’environnement. Mais une différence s’impose néanmoins entre ces deux types de méthodes. Si l’agriculture biologique exclut tous les produits chimiques, l’agriculture raisonnée autorise certaines substances dont les phytosanitaires, les pesticides (en cas de besoin) et les OGM font partie.

Afin que votre activité de restaurateur puisse durer le plus longtemps possible, veuillez bien respecter les formalités et misez toujours sur l’originalité et l’authenticité de vos plats. Privilégiez les produits locaux pour le respect de l’écosystème.

Pour continuer votre lecture


Dernières Infos

Les Plus Commentés