Les distributeurs automatiques au service du bio.

Les distributeurs automatiques au service du bio.

Après les distributeurs de médicaments, les distributeurs de produits bio vont-ils se généraliser. En tout cas, à Saint-Just-en-Chaussée en Picardie, c’est l’idée de trois producteurs. Un distributeur a été installé récemment et il semble que l’idée fasse son chemin puisque les premiers clients se disaient satisfaits de cette initiative.

Les atouts et les avantages des distributeurs de produits bio.

  • Plus de frais liés à la présence en boutique

L’idée a séduit ces producteurs qui font ainsi une économie d’argent et de temps. Inutile de mobiliser une personne en boutique, le distributeur travaille tout seul ou presque. Il faut juste venir le recharger au fur et à mesure de son utilisation, mais inutile d’être là en permanence. Il leur suffisait pour vendre en direct de manière simple et rapide, d’investir dans cette machine. Cette forme de vente hors des schémas classiques semble convenir parfaitement à ce type de produits. Les clients sont ravis de retrouver des produits frais de consommation courante comme les oeufs, le fromage, la crème, les yaourts, pommes et autres.

  • Le local mis en avant

Les prix pratiqués ne sont pas exorbitants et les clients ont accès en permanence à des produits frais et locaux. Cette notion est très importante pour les consommateurs, et c’est l’une des raisons qui les poussent à consommer bio. Par exemple, les pommes des reinettes du Canada sont produites par Romaric Paucellier dans le village même. Les œufs viennent de la ferme de Claire Gosselin. Des critères rassurants pour les clients. De plus, les prix sont tout à fait raisonnables avec des œufs de qualité au prix de 1.80 à 2.50 les six selon le calibre.

De nombreux clients désireux de manger local seront certainement conquis par ce mode de distribution. Si d’autres structures ont fait leur apparition, peut-être ne sont-elles pas suffisantes encore par rapport à la demande, mais cela reste vrai surtout en ville où il est plus difficile d’avoir accès à ce mode de consommation, ce que regrettent de nombreux habitants. Malgré les efforts et la création de nombreuses petites structures, l’accès au bio local reste nettement insuffisant encore.

Les structures existantes sont prises d’assaut, elles ne proposent que des horaires d’ouverture restreints et elles ne conviennent pas forcément à tout le monde. Et c’est cette notion de consommation locale qui distingue complètement cette initiative. Bien entendu, en ville les contraintes sont nombreuses et freinent ce type d’initiative et cela est bien compréhensible.

  • Rencontrer les producteurs

Un petit bémol cependant, il manque le contact avec le producteur qui est recherché par une partie des consommateurs. En effet, la rencontre avec les producteurs est très importante pour certains consommateurs désireux d’en apprendre plus ou de mieux cerner la manière dont sont produits les aliments qu’ils vont consommer. Simple curiosité ou réel intérêt, cette demande se fait de plus en plus prégnante. Dans ce cas bien précis, il suffit de se rendre sur place et d’ailleurs souvent ils connaissent les producteurs, mais si on imagine étendre ce principe aux plus grandes villes, il reste ce point qui peut freiner une partie des consommateurs, restant cependant infime.

  • Une demande de plus en plus prégnante

L’idée de consommer des produits, dont on connait la provenance a fait du chemin depuis quelques années. Elle s’est aussi développée à la suite des problèmes sanitaires ce qui d’ailleurs a un impact sur la grande distribution. On en a un exemple actuellement avec le groupe Carrefour qui souhaite réorienter sa politique en se tournant vers le bio. N’ayant pas pris la mesure avant de cet engouement, il va effectivement tenter de rectifier le tir et se tourner vers ce type de produits et de filières.

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