Virus de la tomate : tout savoir sur le le virus ToBRFV

Virus de la tomate : tout savoir sur le le virus ToBRFV

Dernièrement, les potagers des jardiniers amateurs et professionnels ont été envahis par les punaises diaboliques, et voilà qu’un autre désastre s’abat sur les cultures. On parle ici du virus de la tomate ou ToBRFV. Il vient d’arriver en France, et les premiers cas ont été observés dans le Finistère. Ainsi, l’Anses met toutes les exploitations en garde, car les dégâts peuvent être importants. De plus, jusqu’à maintenant, il n’existe pas de méthode pour lutter contre ce virus.

Qu’est-ce que le ToBRFV ?

Constaté pour la première fois l’année 2014 au Moyen-Orient, en Jordanie et en Israël, le virus ToBRFV (Tomato Brown Rugose Fruit Virus) s’est vite répandu dans le monde, il est arrivé en Europe, au Mexique et aux États-Unis. Il touche spécialement les tomates, mais d’autres plantes y sont aussi sensibles comme les piments, les aubergines et les poivrons. Comme les différentes maladies des tomates, ce virus n’épargne ni les cultures sous serre ni celles dans les jardins. Il résiste plusieurs mois à l’air libre, et c’est pour ça qu’il est très dangereux. Destructeur et contagieux, il inquiète beaucoup les producteurs français puisqu’il est maintenant en France. D’ailleurs, il n’existe pas encore de traitement pour l’éliminer cependant, afin de limiter les dégâts, la solution reste l’incinération des plants. S’il apparaît, il faut éliminer et détruire immédiatement les plants infectés avec un désinfectant, et il ne faut plus cultiver la parcelle concernée jusqu’à la décontamination.

La propagation du ToBRFV

Le ToBRFV est une maladie des plantes touche la culture de tomates. Très contagieux, le virus se transmet par contact physique de plusieurs manières. Il se propage par l’homme, notamment les vêtements et les chaussures, ainsi que par les outils de travail (sécateurs, couteaux…), mais également par les bourdons, par les oiseaux et par les fruits infectés. Un simple contact est suffisant pour le transmettre comme toucher les plantes infectées pendant la transplantation, la culture, le tuteurage, la récolte, la pulvérisation… Même si les variétés de tomates ont développé une résistance aux Tobamavirus comme le ToMV ou le TMV, elles sont encore faibles face au ToBRFV. Cependant, ce virus n’est pas dangereux pour l’homme et pour les animaux. Il n’y a donc aucun risque de consommer des tomates contaminées. Toutefois, les tomates n’ont plus le même goût, il n’y a aucun intérêt gustatif.

Les symptômes du virus de la tomate

ToBRFV On reconnaît le virus ToBRFV par le motif en mosaïque sur les jeunes feuilles, la tête, les pousses et les tomates. Mais encore, on constate sur les feuilles infectées un jaunissement des nervures et des veines, elles rétrécissent également. Comme pour le virus de la mosaïque du pépino (PepMV) et le virus de la maladie bronzée de la tomate (TSWV), les tomates peuvent présenter des taches jaunâtres qui se transforment en lésions brunes et en nécroses. Les dégâts peuvent être tellement importants qu’il est impossible de les vendre. Précisons que les symptômes peuvent varier d’une région à une autre suivant le moment de l’infection, la température, la variété, l’intensité de la lumière et d’autres conditions de croissance. Pour éviter que le virus ne se propage, il faut bien observer les plantations. Au moindre soupçon, il faut alerter les FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles).

La prévention

Le ToBRFV se propage rapidement donc, il faut mettre en place un plan d’hygiène strict. Pour éviter la contamination par le virus ou pour limiter sa propagation par les personnes et par les outils de travail, l’hygiène générale du producteur doit être impeccable. Il faut aussi que les employés et les visiteurs soient prévenus des mesures d’hygiène à appliquer et qu’ils respectent ça. Les colis extérieurs à introduire dans les locaux doivent être désinfectés, ça permet de prévenir l’infection par les personnes, les cartons, les palettes, les tracteurs, les camions, les voitures…

Les conséquences du virus ToBRFV peuvent être lourdes parce qu’il y a en France plus de 1 500 producteurs de tomates. Les tomates ont été plantées depuis le mois de décembre, et les pertes financières peuvent être considérables. De plus, un hectare de production représente 500 000 euros. Notons également que les Français sont de gros consommateurs de tomates, 13,9 kg par ménage par an.

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