Depuis le printemps 2026, une nouvelle mention apparaît sur certains produits alimentaires, en rayon comme en ligne : le score environnemental des produits alimentaires. Prévu par la loi Climat et résilience de 2021, cet affichage doit permettre aux consommateurs de comparer l’impact écologique de ce qu’ils mettent dans leur panier. Problème : au moins trois systèmes de notation coexistent aujourd’hui, avec des logiques différentes, ce qui sème la confusion au moment de faire ses courses. Voici comment s’y retrouver, mise à jour au 3 septembre 2026.
Trois logiques différentes pour un même objectif
Contrairement au Nutri-score, qui évalue la qualité nutritionnelle, le score environnemental mesure l’impact écologique d’un produit sur l’ensemble de son cycle de vie : production agricole, transformation, emballage, transport, et parfois usage et fin de vie. Mais la manière de l’afficher varie fortement selon l’enseigne ou l’organisme qui le porte :
| Système | Porté par | Format de notation | Statut |
|---|---|---|---|
| Coût environnemental (méthode Ecobalyse) | ADEME / ministère de la Transition écologique | Indice en « points d’impact » : plus le chiffre est élevé, plus le produit pèse sur l’environnement | Déployé chez E.Leclerc depuis le printemps 2026, en ligne et en magasins pilotes |
| Planet-score | Consortium d’ONG et d’instituts techniques agricoles | Note lettrée de A à E, comme le Nutri-score | Utilisé par certaines marques et distributeurs bio depuis plusieurs années |
| Éco-score | Initiative privée (applications de scan de produits) | Note lettrée, calculée à partir de bases de données publiques (dont l’Agribalyse de l’ADEME) | Disponible via des applications mobiles, non porté par une enseigne |
Ce que prend réellement en compte la méthode officielle
La méthode Ecobalyse, socle du futur affichage officiel, s’appuie sur les indicateurs européens d’analyse du cycle de vie du Product Environmental Footprint (PEF). Elle intègre notamment la consommation d’eau et d’énergie, ainsi que les pratiques agricoles comme l’irrigation ou l’usage de pesticides et d’engrais. Ce cadre est le même qui sert déjà à calculer le coût environnemental des vêtements, mis en place un peu plus tôt sur le secteur textile. Pour l’alimentaire, l’affichage reste pour l’instant volontaire-encadré : les marques et enseignes qui l’adoptent doivent respecter la méthodologie officielle, mais rien n’oblige encore l’ensemble du secteur à l’afficher. Une évolution vers l’obligation est toutefois envisagée par les pouvoirs publics.
Des débats sur la fiabilité du score
Le déploiement chez E.Leclerc, généralisé en avril 2026 à l’ensemble des produits alimentaires vendus en ligne, a suscité des critiques : plusieurs experts et associations pointent des choix méthodologiques qui favoriseraient certains produits transformés au détriment de produits bruts ou locaux, faute de bien intégrer la saisonnalité ou la distance parcourue. Ces critiques rappellent celles déjà formulées contre certaines allégations écologiques trompeuses que la réglementation européenne cherche justement à encadrer plus strictement.
Comment s’en servir concrètement
En pratique, pour comparer deux produits similaires, mieux vaut rester à l’intérieur d’un même système de notation plutôt que de comparer un « coût environnemental » Leclerc à un Planet-score affiché ailleurs : les échelles ne sont pas équivalentes. Les consommateurs qui veulent aller plus loin peuvent croiser ces informations avec une consommation de saison, généralement moins émettrice de CO2, ou avec les outils qui permettent de calculer leur propre empreinte carbone au fil des achats.
Questions fréquentes
Le score environnemental alimentaire est-il obligatoire ?
Non, pas encore. Il est actuellement volontaire-encadré : les acteurs qui choisissent de l’afficher doivent suivre la méthodologie officielle de l’ADEME, mais aucune loi n’impose à ce jour son affichage à l’ensemble du secteur alimentaire.
Quelle est la différence avec le Nutri-score ?
Le Nutri-score évalue la qualité nutritionnelle d’un produit (sucre, sel, gras, fibres…), tandis que le score environnemental mesure son impact écologique sur tout son cycle de vie, de la production agricole jusqu’à l’emballage et au transport.
Pourquoi existe-t-il plusieurs scores différents pour un même produit ?
Parce que plusieurs acteurs ont développé leur propre méthode avant qu’un cadre officiel unique ne soit stabilisé : le Planet-score et l’Éco-score sont des initiatives antérieures au « coût environnemental » officiel de l’ADEME, aujourd’hui déployé par des enseignes comme E.Leclerc.
Sources
- ADEME — Comment lire le score environnemental sur les produits alimentaires
- La France Agricole — Tout savoir sur le nouveau score environnemental
- Reporterre — Le score environnemental d’E.Leclerc loin de faire l’unanimité
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

