Le développement des ventes de produits locaux

Le développement des ventes de produits locaux

Pour réduire leur empreinte écologique, bon nombre de Français ont décidé d’acquérir leurs produits alimentaires directement à la ferme. Il s’agit du circuit court ou de la vente à la ferme. Les avantages socio-économiques du circuit court contribuent efficacement au développement des ventes de produits locaux. Mais, est-ce que le circuit court favorise-t-il la réduction de l’empreinte écologique française ? Focus !

Consommer local : est-ce plus écologique ?

Tout d’abord, retenez que consommer en circuit court par la vente directe à la ferme reste et demeure plus écologique. Si vous ingurgitez des aliments produits localement, vous prévenez de nombreuses pollutions inutiles. Et cela, en matière de transport et sur la conservation des produits alimentaires.

En réalité, lorsqu’un produit quitte le bout du monde pour se retrouver dans votre assiette, il existe de fortes chances qu’il ait émis une bonne quantité de CO2 sur le chemin. À titre d’exemple, si vous consommez 1 kg de carottes produites en Afrique du Sud, leur déplacement jusqu’en France a émis environ 5 kg de CO2.

En outre, lorsque vous prenez l’habitude de manger les produits alimentaires cultivés à l’étranger, vous contribuez à l’augmentation du trafic routier dans votre pays. Or, un accroissement du déplacement des camions sur la route signifie une hausse de la production de l’air aux particules fines. Cela est également à la base de nombreux embouteillages et des risques d’accident de la route.

Mais que nous révèlent les études ?

Selon l’Ademe, si les conditions de production et de transport des aliments locaux sont optimisées, le circuit court serait une véritable alternative pour la réduction des émissions de gaz. Les conditions dont il s’agit ici sont notamment :

  •  Une agriculture plus biologique ou une baisse importante de l’usage d’engrais chimique ;
  •  Une parfaite organisation de la chaine de transport avec moins de camions ou cargo polluant ;
  •  Etc.

En s’appuyant sur un avis de L’Ademe rendu public en Avril 2012, le Commissarait général au développement durable (CGDD) va dans le même sens. En réalité, les circuits courts sont engagés dans la production de faible intrant (10 % des exploitants sont convertis au bio contre 2 % en circuit long). Ils constituent un potentiel en ce qui concerne la consommation durable.

Ne pas consommer des produits cultivés à l’étranger est alors une excellente manière de manger plus écologique. On peut donc conclure qu’en optant pour un approvisionnement à travers la vente à la ferme ou le circuit court, vous participez à la réduction de l’emprunte carbone des français.

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