La vente en vrac progresse dans les textes mais recule dans les rayons. Un nouveau décret d’application de la loi AGEC vient préciser les obligations des grandes surfaces, alors même que le nombre de magasins proposant du vrac a chuté ces dernières années. Voici un guide pratique pour comprendre ce qui change, pour les commerces comme pour les consommateurs. Mise à jour : août 2026.
Ce que prévoit la loi
La loi Climat et Résilience de 2021 impose aux commerces de détail de plus de 400 m² de consacrer, d’ici le 1er janvier 2030, au moins 20 % de leur surface de vente de produits de grande consommation à des produits présentés sans emballage primaire, dont la vente en vrac. Un seuil équivalent peut aussi être atteint via le chiffre d’affaires ou le nombre de références proposées sans emballage.
Le décret d’application publié fin 2025
Le décret n° 2025-1102 du 19 novembre 2025 fixe les modalités concrètes de calcul de cet objectif de surface. Il ménage plusieurs options aux enseignes : calcul en surface, en chiffre d’affaires ou en nombre de références vendues sans emballage, ce qui laisse une certaine souplesse aux commerces pour s’organiser d’ici l’échéance de 2030.
Un recul paradoxal sur le terrain
Alors que l’obligation approche, la réalité des rayons va dans le sens inverse : le nombre de magasins proposant de la vente en vrac est passé de 57 % à 38 % entre 2023 et 2026. Coûts d’installation, complexité logistique et craintes sanitaires freinent encore de nombreuses enseignes, malgré l’échéance réglementaire qui se rapproche.
Quels produits sont concernés ?
- Produits secs : pâtes, farine, riz, céréales, légumineuses, épices, sucre.
- Fruits et légumes frais, déjà largement vendus sans emballage primaire.
- Certains produits liquides (lessive, produits d’entretien) selon les points de vente.
- Exceptions sanitaires : certains produits restent exclus du vrac pour des raisons de sécurité alimentaire.
Bonnes pratiques pour acheter en vrac
Pour profiter du vrac en toute sécurité, mieux vaut utiliser des contenants propres et adaptés, respecter les dates de conservation recommandées en magasin et éviter de mélanger anciens et nouveaux achats dans un même contenant. Ces recommandations, rappelées par les autorités sanitaires, permettent de limiter les risques de contamination croisée.
Pour aller plus loin sur les gestes du quotidien, consultez nos rubriques Mieux Consommer, Consommation et Conseils et Astuces.
Questions fréquentes
Tous les commerces sont-ils concernés par l’obligation de vrac ?
Non, seuls les commerces de détail de plus de 400 m² sont soumis à l’objectif de 20 % de surface consacrée aux produits sans emballage primaire d’ici 2030.
Le vrac est-il plus économique que les produits emballés ?
En général oui, car l’achat en vrac permet d’ajuster précisément les quantités et évite de payer le coût de l’emballage, même si le prix au kilo varie selon les enseignes et les produits.
Pourquoi le nombre de magasins proposant du vrac diminue-t-il ?
Les coûts d’installation des dispositifs de distribution, la complexité logistique et certaines contraintes sanitaires expliquent en partie ce recul, malgré l’approche de l’échéance réglementaire de 2030.
Sources
- economie.gouv.fr – Décret sur les surfaces de vente en vrac
- Légifrance – Décret n° 2025-1102 du 19 novembre 2025
- Planète Zéro Déchet – Loi Climat et vente en vrac
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

