Mise à jour : 14 août 2026. Après un été marqué par des vagues de chaleur à répétition et une sécheresse agricole jugée exceptionnelle, l’État a annoncé le 5 août 2026 un plan de soutien aux exploitations les plus touchées. Sur le terrain, les organisations agricoles réclament une réponse à la hauteur d’une crise qu’elles jugent inédite. Voici ce que l’on sait précisément des aides annoncées, et comment les exploitations en difficulté peuvent se signaler.
Un plan d’urgence encore en construction
Dans un communiqué du 5 août 2026, le ministère de l’Agriculture a présenté les grandes lignes d’un plan baptisé CASI (Canicule – Sécheresse – Incendies). Il doit comporter plusieurs volets :
- des mesures d’urgence pour soulager la trésorerie des exploitations ;
- une prise en charge partielle des cotisations sociales agricoles ;
- des dispositifs de simplification administrative et de dérogation ;
- un accompagnement pour la remise en production des exploitations les plus durement touchées.
Le ministère précise également avoir demandé à la Commission européenne de mobiliser les dispositions relatives aux « circonstances exceptionnelles » de la PAC, afin que les agriculteurs ne soient pas pénalisés pour non-respect de certaines exigences — comme la couverture minimale des sols ou la rotation des cultures — lorsque la sécheresse rend ces obligations impossibles à tenir. À ce stade, le communiqué officiel reste toutefois peu chiffré : ni montant global, ni calendrier précis de mise en œuvre n’ont encore été publiés.
La FNSEA réclame un soutien massif
Le 8 août 2026, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a qualifié la situation de « catastrophe climatique » d’une ampleur jamais vue en agriculture sur une durée aussi longue, évoquant un besoin de soutien public se chiffrant en « plusieurs milliards d’euros ». Le syndicat pointe notamment des récoltes de maïs qui s’annoncent parmi les plus faibles depuis 45 ans, ainsi qu’une crise fourragère sérieuse qui menace l’alimentation du bétail pour l’hiver. Les contrats d’assurance récolte existants, selon la FNSEA, ne permettent pas de couvrir des pertes de cette ampleur. Le syndicat table sur des chiffres plus précis à la fin du mois d’août, tout en réclamant des aides d’urgence immédiates pour les exploitations les plus fragiles.
Sur le terrain, une détresse qui s’accumule
Les remontées locales illustrent l’ampleur du phénomène bien au-delà des zones habituellement les plus sèches. En Aveyron, maraîchers et éleveurs de brebis (bassin de Roquefort) alertent sur les restrictions d’arrosage et la fragilisation de toute une filière économique. En Bretagne, région pourtant peu coutumière de tels épisodes, les chambres d’agriculture ont dû publier une information dédiée à la sécheresse agricole. En Normandie également, les acteurs du secteur décrivent une situation « alarmante » pour les cultures comme pour l’élevage. Cette diffusion géographique, hors des zones traditionnellement vulnérables, est l’un des éléments qui alimente le sentiment d’une crise hors norme chez les représentants agricoles.
Comment une exploitation en difficulté peut-elle se signaler ?
En pratique, les exploitations concernées sont invitées à se rapprocher de leur chambre d’agriculture départementale, qui recense les difficultés locales et relaie les demandes vers les dispositifs de calamité agricole existants. C’est également ce réseau qui informe sur les dérogations PAC obtenues au fil de l’avancée du dossier, ainsi que sur les éventuels reports de charges sociales. Les mesures définitives du plan CASI restant à préciser, la vigilance sur les annonces à venir reste de mise pour les exploitants concernés, notamment sur le volet adaptation au changement climatique à plus long terme.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le plan CASI annoncé par le gouvernement ?
C’est un plan de soutien aux exploitations agricoles touchées par la canicule, la sécheresse et les incendies de l’été 2026, annoncé le 5 août 2026. Il doit inclure des mesures de trésorerie, un allègement de cotisations sociales et des dérogations administratives, mais ses montants précis n’ont pas encore été publiés.
Pourquoi la FNSEA parle-t-elle de « catastrophe climatique » ?
Le syndicat évoque des récoltes de maïs parmi les plus faibles depuis 45 ans et une crise fourragère sérieuse, avec des pertes que les contrats d’assurance récolte actuels ne suffisent pas à couvrir selon lui.
Qui contacter en tant qu’exploitant agricole touché par la sécheresse ?
La chambre d’agriculture du département est l’interlocuteur de référence pour signaler une exploitation en difficulté et être informé des dispositifs d’aide et des dérogations disponibles au fur et à mesure de leur mise en place.
Sources
- agriculture.gouv.fr — Canicule, sécheresse, incendies : l’État renforce son soutien aux agriculteurs
- CNews — Le président de la FNSEA appelle l’État à soutenir les agriculteurs
- Aqui.fr — Plan soutien agriculture : la FNSEA réclame des milliards en 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

