Manger une tomate en janvier ou des fraises en novembre a un prix écologique rarement affiché en rayon. Selon l’ADEME, l’alimentation représente près d’un quart de l’empreinte carbone des ménages français, à peu près à égalité avec les transports et devant le logement. Une bonne part de cet impact tient à une seule variable : la saison. Voici le calendrier des fruits et légumes de saison, mois par mois, et les chiffres qui expliquent pourquoi il compte vraiment (mise à jour : août 2026).
Le calendrier des fruits et légumes de saison
Ce tableau donne les grandes familles disponibles en pleine saison en France métropolitaine, sans culture sous serre chauffée ni import lointain.
| Période | Légumes de saison | Fruits de saison |
|---|---|---|
| Printemps (mars – mai) | Asperges, radis, épinards, petits pois, fèves | Fraises, rhubarbe |
| Été (juin – août) | Tomates, courgettes, aubergines, poivrons, haricots verts | Cerises, abricots, pêches, melon, prunes |
| Automne (septembre – novembre) | Courges, choux, poireaux, champignons, betteraves | Pommes, poires, raisin, figues, coings |
| Hiver (décembre – février) | Poireaux, choux, endives, mâche, panais | Pommes et poires de conservation, agrumes |
Pourquoi le hors-saison pèse autant sur le climat
L’écart n’est pas anecdotique. D’après les données ADEME compilées par l’outil Impact CO2, un fruit ou légume produit localement et consommé en saison émet en moyenne 0,3 kg équivalent CO2 par kilo. Le même produit importé par bateau ou par camion grimpe à environ 1,3 kg eCO2/kg, et un produit acheminé par avion peut dépasser 20 kg équivalent CO2 par kilo — jusqu’à 70 fois plus que l’équivalent local et de saison.
La culture sous serre chauffée pèse tout autant : une tomate française produite en serre chauffée aux énergies fossiles en plein hiver émet environ 7 fois plus de gaz à effet de serre qu’une tomate de saison, et environ 4 fois plus qu’une tomate importée d’Espagne à la même période, selon l’ADEME. Globalement, privilégier les produits de saison permettrait de réduire d’environ 30 % les émissions liées à l’alimentation d’un foyer.
Trois réflexes simples pour alléger son assiette
- Composer ses menus à partir du calendrier ci-dessus plutôt que de la liste de courses habituelle, pour éviter les produits hors-saison sans même y penser.
- Privilégier les circuits courts agricoles (marché, vente à la ferme, AMAP) : les produits y sont presque toujours locaux et de saison par construction.
- Limiter le gaspillage, qui annule une partie des bénéfices d’une alimentation vertueuse : les applications anti-gaspillage alimentaire aident à écouler les invendus près de chez soi.
- Pour aller plus loin, il est possible d’évaluer précisément son empreinte carbone alimentaire avec une application dédiée et suivre ses progrès dans la durée.
Aucun de ces réflexes n’impose de renoncer au plaisir de manger : la saisonnalité rime en général avec des produits plus mûrs, plus goûteux et souvent moins chers, la production locale limitant les coûts de stockage et de transport longue distance.
Questions fréquentes
Manger bio hors saison est-il plus écologique que manger local sans label bio ?
Pas nécessairement. La saisonnalité et l’origine géographique pèsent souvent plus lourd dans le bilan carbone que le mode de culture : un produit bio importé par avion reste très émetteur, alors qu’un produit conventionnel local et de saison a une empreinte bien plus faible. L’idéal reste de cumuler les deux critères quand c’est possible.
Les fruits et légumes surgelés sont-ils une bonne alternative hors saison ?
Oui, dans une certaine mesure : la surgélation se fait généralement juste après récolte, en pleine saison, ce qui limite le gaspillage et évite les imports frais hors saison. Le poste énergétique de la chaîne du froid reste toutefois à prendre en compte, notamment pour une conservation très longue.
Comment savoir si un fruit ou légume vendu en supermarché est vraiment de saison ?
L’étiquette d’origine (obligatoire en France pour les produits frais) est le premier repère : un produit français en plein hiver a de fortes chances de venir d’une serre chauffée. Comparer le prix et l’origine avec le calendrier ci-dessus permet généralement de lever le doute en quelques secondes.
Sources
- ADEME — Mesurez l’empreinte carbone de votre assiette
- Impact CO2 (ADEME) — Fruits et légumes de saison
- Futura Sciences — Ces fruits et légumes nocifs pour l’environnement
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

